Big data et analyse des crimes

Encadrante : Claire Levallois-Barth

Nous produisons toute sorte de données lorsque nous utilisons les moteurs de recherches, postons des messages sur les réseaux sociaux, faisons des achats en ligne, passons des appels, nous déplaçons, …. Ces milliards de données massives en provenance de sources très diverses couplées à la puissance des ordinateurs servent à établir des modèles, des prévisions et au final permettent (peut-être) de prendre de meilleures décisions.
L’analyse prédictive dans le cadre du big data concerne notamment la lutte contre les crimes et délits. Ainsi, comme ses homologues européens et américains, la Gendarmerie Nationale développe ses propres outils. Pour autant, le recours à des solutions technologiques dans le domaine de la sécurité n’est pas sans poser question, notamment sur le plan éthique :
Si un algorithme indique qu’une personne est suspecte sans raison apparente pour un être humain, doit-on l’ajouter à la liste des criminels potentiels ? Des marges d’erreurs sont-elles acceptables ?
La prévention des délits ne conduit-elle pas simplement à déplacer la délinquance sur des zones moins étudiées car plus pauvres ?
Doit-on s’assurer que le résultat de l’analyse ne produit qu’une simple « aide » à la décision ? Dans quels domaines (la pédo-pornographie, la criminalité organisée, lutte contre la fraude à la TVA) ? Si oui, comment garantir que l’intelligence reste « humaine »?
Comment les pays européens peuvent-ils converser leur savoir-faire et la maitrise de leurs données en la matière ?

Pour démarrer

http://gsara.tv/causes/big-data-tyranie-du-reel

Entretien avec Antoinette Rouvroy