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Bienvenue sur ce site web qui présente le cours ETIC 2014, et qui centralisera les études faites par les élèves.

Le cours Enjeux des TIC (18 mars- 18  juin 2014) s’adresse à l’ensemble des élèves ingénieurs de 1° année de Télécom ParisTech (147 élèves). Son but est de donner des clefs pour démêler les relations entre science, technique et société, dans un contexte contemporain marqué par l’émergence du principe de précaution et par une participation des usagers et du grand public à la construction des innovations. Pour réussir « son » innovation, l’ingénieur doit désormais maîtriser l’alignement entre technique, service, société et marché.

Il permet de s’initier au contexte juridique et institutionnel autour duquel s’organise, en France depuis les années 1990, la démocratie technique dans une société de l’information plus transparente.

Les technologies de l’information et de la communication modifient la dynamique industrielle, créent une certaine transparence, mais modifient l’espace et la temporalité de l’innovation et font émerger de nouveaux défis au droit et à la régulation. Analyser les effets de leur présence est le second enjeu crucial du cours.

  • Concrètement, en quoi ça consiste ?

Pour cela, il s’agit de tracer et d’analyser, en réalisant une cartographie en équipe, l’ensemble des débats suscités à des niveaux différents par une innovation contemporaine : controverses entre experts, conflits d’acteurs industriels, questions de société fortement médiatisées et souvent suscitées par des lanceurs d’alerte, dilemme éthique à trancher dans son for intérieur…

Autour d’une innovation soulevant des débats éthiques ou de société, et saisie autour d’un périmètre particulier :

  • construire la carte des « acteurs »  qui ont participé à la controverse et de leurs arguments: leur type, leur taille et leurs forces, ainsi que les façons dont ils problématisent l’innovation et argumentent autour d’elle. Pour construire une carte pertinente, il faut étudier les liens entre les acteurs et leur évolution. Il faut aussi écrire la carte de leurs arguments. La représentation cartographique doit permettre de lire la controverse selon une double entrée: par les familles d’acteurs et par l’arbre des débats
  • construire une frise chronologique retraçant l’évolution de la controverse et permettant d’identifier les « points saillants » successifs autour desquels la controverse se structure. Pour cela, il s’agit d’exposer autour de chacun d’eux quels acteurs se mobilisent et comment ; quelles sont leurs positions, comment ils modifient la réalité de l’innovation. La frise fait enfin apparaître  les « points chauds » – les moments où la controverse dépasse les cercles scientifiques ou experts dans lesquels elle est souvent confinée, apparaît dans les médias et traverse l’opinion publique. Notamment, il s’agit dans cette frise de reconstituer les différentes arènes de la controverse, et pour chaque arène identifier s’il existe ou pas entre les publics et experts concernés  un « monde commun ». Quels sont les points d’accord? Quelle réalité est-elle partagée? Quel est le sous-débat? En cas de partage, comment s’organisent, les oppositions argumentatives, les accords, quels valeurs et compromis les sous-tendent?
  • Construire l‘arbre des débats et des sous-débats qui constituent la controverse, en montrant l’articulation entre les questions soulevées et l’évolution historique de cette articulation.

Intérêt pédagogique

  • Un « ingénieur d’aujourd’hui » ne peut plus rester enfermé dans une « tour d’ivoire », sourd au monde social, politique, à l’environnement et aux savoirs des autres disciplines. Il doit avoir un regard multidimensionnel. Ce début du 21° Siècle est marqué par une vision plus tourmentée de l’innovation technique (principe de précaution, lanceurs d’alerte, éthique médicale,…) et par l’invitation assez générale des citoyens dans la discussion sur les débats techniques
  • Savoir exposer de manière impartiale l’ensemble des points de vue émis sur un sujet  forge  l’objectivité. Les capacités d’élaboration d’un point de vue personnel sortent évidemment renforcées d’une confrontation systématique aux objections ou réfutations.
  • Le monde contemporain est marqué par un « digital overload », c’est-à-dire la présence de grandes masses d’information. Elle exige de se doter d’outils pour cartographier cette prolifération de données, seuls susceptibles de faire apparaître objectivement les points réels de controverse et de démasquer les « marchands de doute » ou d’identifier les formes de manipulation et de désinformation.

AMPHIS:

  • 18 mars : présentation du cours (Nicolas Auray).
  • 25 mars: amphi théorique (lexique : acteurs, symétrie, objectivité) (Nicolas Auray, Nicolas Benvegnu).
  • 20  mai : Un cas de suivi webographique de controverse  08h30-10h00 – Alexandre Delanoë)
  • 23 mai : amphi –  débat: nanotechnologies (Dominique Luzeaux)
  • 11 juin 08h30-11h45 : soutenances

 

7 Formations techniques :

  • 2 séances communes (2 avril 13h30-15h00 et 9 avril 13h30-15h00)
    • Revue de presse : Didier Torny
    • Interviewer : Julien Morel
    • Enjeux et questions juridiques : Claire Levallois
    • Théorie de l’analyse de controverse: Nicolas Auray
    • Webographie et cartographie du web: Sébastien Heymann
    • Esthétique et design : Louis-Jean Teitelbaum et Alexandre Soubrier
    • Intégrateur web: Bruno Vetel
  • 1 séance de restitution et correction : 30 avril 13h30-15h00
    • Pour les 4  rôles d’enquête cartographique (revue de presse, interviewer, juriste, webographe)
    • Pour les 3 rôles  d’enquête scénographique (designer, intégrateur, théoricien)

T.D. : 5 SEANCES (24 mars, 22 avril, 14 mai, 23 mai, 4 juin)

Exemples d’études de controverses

Ce cours fait partie d’un ensemble de cours de description de controverses mené dans d’autres écoles  (M.I.T., EPFL, Sciences Po, Mines ParisTech, etc…). Il bénéficie d’un partenariat avec l’ANR, la Fondation des Sciences Politiques, l’école des Mines et IBM dans le cadre d’un projet de développement des Digital Humanities. Ce partenariat donnera lieu à des interventions publiques dans des festivals (Futur en Seine à Paris en juin 2013, Novela à Toulouse en octobre 2013).

Le cours fait partie du projet européen (ANR IDEFI) FORRCAST :

Conception du site et du cours : Louis-Jean Teitelbaum et Nicolas Auray.