
Depuis quelques années, la profession journalistique est profondément transformée par sa confrontation aux nouvelles technologies. Cette confrontation se joue dans des domaines extrêmement variés (numérisation de la chaîne d’édition, participation nouvelles des citoyens à la production de l’information, présence dans les réseaux sociaux, gratuité de l’information en ligne, etc.). Récemment, elle s’est développée autour de nouvelles pratiques, initiée notamment par The Guardian et le New York Times, que l’on a l’habitude d’identifier sous l’étiquette du data journalism, ou journalisme de données. Il s’agit, en simplifiant, d’une rencontre entre une la fouille de données informatiques (celles-ci étant de plus en plus nombreuses) et leur mise en sens par le biais de visualisations et de textes de commentaires.
Face à ces pratiques, les positions sont contrastées : s’agit-il véritablement de journalisme ? Est-ce une mutation inéluctable du métier ? Jusqu’où s’arrête la fouille de données ?





