analyses
Rapport théorique
L'analyse théorique de la controverse laisse apparaître cinq points distincts :
- Spécificités du web
- Absence de dialogue
- Rapport à la politique
- Vaste public et hiérarchie induite
- Sondages
Spécificités du web
Les artefacts considérés sont plus les spécificités de l’Internet que l’Internet en soi.
Le premier artefact de l’Internet est qu’il permet à chacun de s’exprimer sans qualifications particulières. Le second est son instantanéité. En effet, contrairement à la presse papier, une nouvelle peut être mise en ligne à toute heure et commencer à circuler. De plus, du fait des décalages horaires, l’Internaute en se réveillant découvre des nouvelles provenant de l’autre bout du monde. Un troisième artefact serait la propension d’Internet à diffuser des vidéos amateurs par le biais des sites comme Youtube et Dailymotion.
Absence de dialogue
Ce qui peut le plus surprendre est que concernant cette controverse, les participants se livrent à du commérage mais pas à un vrai dialogue. En effet, nous n’avons pas vraiment trouvé de confrontations sur le sujet qui nous intéresse.
Rapport à la politique
C’est sur les sites des médias indépendants de tendance gauche libertaire que se sont répandues les thèses dites conspirationnistes. La première catégorie de débats pourrait être qualifiée de politique. Ces derniers médias se targuent de proposer une information et des analyses indépendantes des sphères de pouvoir classiques.
Vaste public et hiérarchie induite
Par ailleurs, pour certains, l’Internet semble rendre visible l’opinion publique. La question qui se pose alors est la suivante : l’opinion de la majorité est-elle garante de vérité ? En outre, bien que l’Internet offre théoriquement à chacun la possibilité de s’exprimer, que penser des codes et des hiérarchies qui subsistent comme tout simplement l’orthographe et l'aisance dans l'expression écrite ?
Sondages
Pour finir, nous avons été surpris de ne trouver aucun texte de sociologues traitant de l’impact des sondages. En effet, certains sites annoncent que la moitié des New Yorkais ne croient pas à la théorie officielle. Rien n’est dit sur l’origine de ce chiffre mais il est indubitablement un argument en lui-même.
