Rapport juridique

Il y a trois points de débats intéressants au niveau juridique :

Censure de la parole, exemple de Mathieu Kassovitz

On remarque que la parole subit une certaine forme de censure dans les médias. Notamment en ce qui concerne la parole des défenseurs de la théorie dite « conspirationniste ». L’exemple dont on a le plus parlé en France est celui du réalisateur Mathieu Kassovitz. Ce dernier, lors d’un débat télévisé diffusé en direct par France3 lors de l’émission Ce Soir Ou Jamais du 15 septembre 2009, a exprimé sa réserve vis-à-vis de la théorie officielle et exprimé son souhait que les théories alternatives soient examinées avec le plus de sérieux possible. Deux journaux se sont alors immédiatement emparé des déclarations de M. Kassovitz. L’Express et Le Journal Du Dimanche ont respectivement comparé le réalisateur à Robert Faurisson (historien célèbre pour ses positions révisionniste) et à Goebels (ministre de la propagande sous le IIIème Reich). M. Kassovitz a déposé plainte contre ces deux journaux pour diffamation.

Le cas de M. Kassovitz n’est pas isolé, même en France. On pourrait encore développer le cas des journalistes Grégoire Deniau et Bertrand Coq licencié de France 24 pour avoir organisé un débat sur la théorie du complot sans l’accord de leur hiérarchie. Ces victimes de la censure de la parole au sujet de la théorie dite « conspirationniste » sont des preuves de l’absence de neutralité même dans le cas des grands médias.

haut de page fleche

La deuxième source éventuelle de litiges serait les copyright. Les nombreuses vidéos que l’on trouve sur internet ou diffusées par les médias pourraient être soumises à des droits d’auteurs et dès lors donner lieu à des batailles judiciaires pour savoir qui en est l’auteur ou à propos de leurs usages. Il se trouve qu’il n’y a pas de trace de tels litiges. Cela peut être du au fait que la plupart des vidéos sont des vidéos amateurs.

haut de page fleche

Nouvelles lois permettant la censure

Les USA, le Royaume-Uni et la France notamment se sont dotés d’un arsenal législatif pour pouvoir réagir de manière très rapide au terrorisme. Au USA on parle de USA PATRIOT et en France nous avons la LSQ pour Loi relative à la Sécurité Quotidienne. Elles donnent des outils extrêmement puissant pour la surveillance d’internet par exemple mais aussi le droit de mettre sur écoute un téléphone. En France, cette loi oblige les fournisseurs d’accès à internet à conserver l’historique de connexion des clients pendant un an. Ces lois permettent également la censure, au moins de manière indirecte. On peut en effet, en utilisant l’historique des connexions, soupçonner quiconque est l’auteur de tel ou tel message diffusé sur internet. Ces lois peuvent développer une certaine forme d’autocensure : la peur d’être soupçonné pour avoir telle ou telle opinion au sujet des attentas du 11 septembre me dissuade de faire partager cette opinion sur le net..

Cette forme de censure est difficile à détecter puisque par définition elle ne laisse pas de trace, il s’agit donc seulement d’une hypothèse mais qui n’est pas sans fondement surtout quand on sait, notamment aux Etats-Unis, qu’un simple message peut vous rendre suspect.

haut de page fleche